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Débat sur les résultats du sommet de Copenhague
TUNIS - La Tunisie a entamé la procédure d’adhésion au
«nouveau protocole de Copenhague» et compte transmettre à la Convention
Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCUNCC), ses
plans d’actions concernant la contribution à l’atténuation des
émissions de gaz à effet de serre (GES): plan solaire, programmes de
valorisation des déchets solides et liquides et de lutte contre le
déboisement et la déforestation, a indiqué M. Imed Fadhel, représentant
du ministère de l’environnement et du développement durable lors d’une
table ronde organisée, vendredi, à la cité des sciences.
Cette manifestation qui se tient à l’initiative de l’association
tunisienne des changements climatiques et du développement durable, a
porté sur les résultats du sommet de Copenhague (Danemark 7-18 décembre
2009).
Le responsable au ministère de l’environnement a,
aussi, souligné le rôle que jouent les associations et la société
civile dans la sensibilisation aux enjeux de la lutte contre les
impacts des changements climatiques.
De son côté, M. Yadh
Labbène, président de l’Association Tunisienne des changements
climatiques et du développement durable a affirmé qu’en dépit d’un
consensus presque international sur son bilan décevant, le sommet de
Copenhague compte à son actif deux points positifs: la création d’un
fonds climatique et la reconnaissance de la nécessite de plafonner
l’augmentation de la température à 2°c.
Malgré son échec à
parvenir à un accord juridiquement contraignant pour l’ensemble des
pays concernant la limitation des gaz à effet de serre (GES), cet
accord, a-t-il dit, soutient l’idée d’un fonds climatique au profit des
pays pauvres, doté de 100 milliards de dollars par an avec le déblocage
immédiat de 10 milliards par an pour la période 2010-2020.
Pour
la concrétisation des objectifs concernant la lutte contre les impacts
des changements climatiques, la communauté internationale doit
s’engager, rigoureusement, selon M. Labbène, pour l’adoption de
nouvelles approches respectant l’intérêt commun, basées sur la justice
et l’équité.
L’efficacité des approches environnementales est
jusqu’ici, occultée par l’intérêt économique, a-t-il estimé, ce qui
nécessite un surcroît d’efforts pour sensibiliser tous les acteurs
(société civile, opérateurs économiques, décideurs à) aux enjeux
auxquels devront faire face l’ensemble des pays du monde.
Jusqu’à
ce jour, 55 pays ont déjà exprimé, par écrit à la CCUNCC, leur
approbation de l’accord de Copenhague et 23 pays en voie de
développement leur ont transmis des plans d’actions pour l’atténuation
des GES.
Le sommet de Copenhague, organisé dans la capitale
danoise avait réuni un nombre record de chefs d’Etat et de gouvernement
(119) et environ 20 000 organisations non gouvernementales (ONG).
5 fév. 2010 (TAP)
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