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L’agriculture biologique entend s’imposer à l’international
TUNIS - L’Agence de Promotion des Investissements Agricoles
(APIA) vient de réaliser une étude sur l’agriculture biologique
intitulée «instauration d’un label BIO et positionnement des produits
BIO tunisiens sur le marché international».
Les principales recommandations de cette étude suggèrent la mise en
place d’une stratégie de promotion des produits BIO tunisiens sur les
marchés locaux et étrangers, l’institution d’un label tunisien dans ce
domaine et la mise en place d’un mécanisme pour sa gestion.
L’étude
dont les résultats ont été présentés, jeudi, à Tunis, dans le cadre
d’un séminaire co-organisé par l’UTAP (Union tunisienne de
l’agriculture et de la pêche) et le Centre technique de l’agriculture
biologique sur «la promotion des produits BIO », recommande de mieux
faire connaître les spécificités de ces produits et de renforcer leur
écoulement sur les marchés intérieurs et extérieurs, et ce, à travers
la garantie d’un approvisionnement régulier et la promotion d’un label
national des produits BIO.
2011: augmenter le volume des produits bio à l'export
La
Tunisie envisage, dans ce domaine, de labelliser, sur une période trois
ans, 50 produits et de garantir la crédibilité du label tunisien au
plan international dans l’objectif d’obtenir sa reconnaissance
définitive à l’échelle mondiale.
Sur le plan local, l’objectif
est de faire passer, d’ici 2018, la part des produits bio dans le
marché des produits alimentaires à 1%.
Les objectifs ciblés en
matière d’exportation consistent à porter le volume des produits bio de
10 000 tonnes en 2008 (pour une valeur de 63 millions de dinars) à 18
250 tonnes en 2011, pour une valeur de 136 millions de dinars.
Pour
réaliser ces objectifs, des actions seront menées pour développer les
quantités d’huile d’olive conditionnée de 400 tonnes en 2008 à 1600
tonnes en 2011. Il s’agit également de porter les quantités d’huile
d’olive en vrac de 6 000 tonnes en 2008 à 11 000 tonnes en 2011.
Les
quantités de dattes exportées seront également augmentées de 2 300
tonnes en 2008 à 4000 tonnes en 2011 tout en révisant les prix en
coordination avec les opérateurs concernés outre la diversification des
circuits de distribution.
L’étude propose, à cette fin, un plan
d’actions pour promouvoir le secteur de l’agriculture biologique
moyennant des financements de l’ordre de 2700 mille dinars dont 450 000
dinars pour la création d’une structure de gestion chargée de la
promotion et du développement de l’agriculture bio.
Elle
préconise également l’identification d’autres bailleurs de fonds
étrangers et des sources locales de financement, notamment, par le
biais du Fonds de développement de la compétitivité du secteur agricole
et de la pêche et le Fonds d’accès aux marches extérieurs (FAMEX).
Intervenant,
M. Mabrouk Bahri, président de l’UTAP a souligné la nécessité de tirer
le meilleur profit des mesures décidées par le chef de l’Etat en faveur
du secteur et d’œuvrer à améliorer le positionnement des produits
agricoles BIO sur les marchés intérieurs et extérieurs.
Il a
rappelé les récentes décisions présidentielles prises en faveur de
l’agriculture biologique (27 janvier 2010), revenant sur les objectifs
fixés dans le cadre du programme présidentiel «ensemble, relevons les
défis» concernant le doublement des superficies consacrées aux cultures
biologiques.
Il s’agit de les porter de 300 000 hectares
actuellement à 500 000 hectares en 2014, sachant que ces superficies
étaient estimées à seulement 300 hectares en 1997.
La Tunisie 2ème en Afrique en matière de cultures biologiques
M.
Bahri a souligné que la Tunisie est parvenue, grâce aux résultats
enregistrés dans ce domaine, d’être classée première dans le monde
arabe, 2ème en Afrique et 24ème dans le monde en matière de cultures
biologiques.
Le responsable a appelé à redoubler d’efforts pour
développer ce secteur, en particulier, à travers la diversification des
produits, le renforcement de leur présence sur les marchés locaux et
l’adoption de nouvelles techniques de transformation, de
conditionnement et d’exposition de manière à leur conférer une valeur
ajoutée.
Il a aussi recommandé l’accroissement des programmes de
recherche scientifique, de formation et de vulgarisation, l’objectif
étant de mieux encadrer les agriculteurs et de les initier aux
techniques des cultures biologiques.
28 jan 2010 (TAP)
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